TSA/TDA/HPI : Ça y est, moi aussi j’ai mon étiquette !

Enfin, MES étiquettes même, du coup :D

Je sors juste d’un parcours de diag’ avec tests et entretiens, et le verdict est sans appel.
J’avais l’intuition d’avoir un TSA : notre fils aîné est diagnostiqué depuis 3 ans, les points communs sont édifiants, et bon après tout les chiens font pas des chats et a priori c’est pas mon mari…
Mais j’ai aussi découvert que j’étais HPI (bon, je m’en doutais un peu, un test QI fait y’a 20 ans en ligne m’avait mis la puce à l’oreille).
Et que j’avais un TDAH… ce qui pour le coup m’a surprise mais est finalement hyper logique (et je suis bonne pour vérifier mon intuition concernant notre deuxième/dernier).

Autour de moi, on m’a souvent demandé quand j’ai annoncé me lancer dans ce parcours : « mais pourquoi tu veux te coller des étiquettes ? », « à quoi ça va te servir si tu le sais déjà ? », « t’as vraiment des tunes à dépenser... », et bien sûr les inénarrables « c’est tellement à la mode » et « de toute façon on est tous un peu autistes hein »…

Mais en fait je voulais pas des étiquettes, je voulais savoir exactement pourquoi ça fait 45 ans que je lutte à contre-courant avec l’impression horrible de jamais « fit in », et quelles stratégies mettre en place pour aller mieux et ne pas exploser en plein vol (j’en suis pas loin depuis bien 5 ans).
Et, non, c’est pas « à la mode », pas plus que l’inceste… juste aujourd’hui on en parle et on le détecte.
-> Spoiler n°1 : Papi qui mangeait le même repas pendant 60 ans et avait une collection de timbres qui remplissait une pièce n’était pas juste « un type excentrique ».
Je réponds même pas à la dernière phrase, qui démontre tellement que les gens ne comprennent pas le fardeau réel que ça représente.

Et encore, j’ai la « chance » d’avoir un QI ridiculement élevé, ce qui m’a permis de compenser pendant toutes ces années…

Mais aujourd’hui la machine fatigue et elle a besoin d’un coup de main.
Avec la pré-ménopause (on en reparlera), les symptômes sont aggravés et les techniques de compensation ne sont plus aussi efficaces.
-> Spoiler n°2 : la THC (ou le CBD maintenant) et l’alcool ne sont PAS viables à long terme.

Alors aujourd’hui débute un nouveau parcours : celui non pas de la guérison (on le rappelle, TSA/TDA c’est un handicap, pas une maladie) mais de l’acceptation et de la prise en charge.

Réduire l’anxiété pour faciliter la gestion des troubles, qui eux-mêmes génèrent de l’anxiété…
Casser le cercle vicieux.

Retrouver le plaisir d’être : femme, maman, amie, épouse.

Première étape : trouver un bon psy, j’ai les recos de la neuropsy qui m’a fait le dépistage, il faut maintenant trouver un rdv.

Et vous, êtes-vous ND ? Quelle saveur ? Comment l’avez-vous découvert, à quel âge ?
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À bientôt !

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