Cette nuit-là, cette nuit-ci

Ce soir, mon mari m'a fait le plus beau cadeau d'anniversaire de mariage qu'il pouvait.

Pas parce qu'il me soutient à travers toutes mes errances entrepreneuriales, que ce soit l'édition de livres, la maroquinerie ou plus récemment le kinusaiga... malgré la fatigue et le stress que ça représente d'assumer presque seul la charge financière de notre foyer.

Pas parce qu'il fait preuve, envers les enfants, encore et encore, de la patience infinie dont je ne suis pas/plus capable mais dont ils ont tant besoin et qu'ils méritent.

Pas parce qu'il fait bien volontiers la vaisselle, le ménage, la bouffe... tous ces trucs (sauf la cuisine) qui me rebutent au plus haut point et que je rechigne à faire.

Pas parce qu'il m'a vue dans mes pires états émotionnels et physiques et qu'il continue pourtant de me regarder avec des yeux plein d'amour et de désir.

Pas parce qu'il supporte mes excentricités et bizzareries, aussi envahissantes ou frustrantes qu'elles puissent être parfois (souvent).

Non.
(Ça ferait sens pourtant, hein, on est d'accord.)

Enveloppe avec Pour Marie écrit dessus

Parce que ce soir, il a réalisé qu'on n'a pas besoin de savoir si/comment/pourquoi on a blessé quelqu'un pour lui demander son pardon... et qu'il m'a demandé le mien.

C'était probablement la dernière pièce d'un puzzle entamé bientôt 7 ans auparavant, et j'imagine que ça me fera beaucoup de bien.

En tout cas, en ce jour de célébration de nos 13 ans de mariage civil (12 de païen), je me trouve encore plus diablement chanceuse que d'habitude.

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T'as un humour parfois (souvent ?) un peu pourri, mais je ne t'échangerai pour rien au monde.
Je t'aime.

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